Tout est mal qui finit bien, par Ingannmic.

Dans ce contexte familial bancal, Ingrid est une enfant puis une adolescente en quête éperdue d'amour et de reconnaissance, quête qui va l'amener à se laisser manipuler par de douteux individus, jusqu'au reniement de son intégrité morale et physique.
Elle nous raconte sa chute inexorable d'une façon chaotique, bousculant la chronologie de ses souvenirs, mêlant faits réels et "ce qui aurait pu être", révélant les obsessions et les angoisses d'une fille intelligente mais très perturbée.
Ce style saccadé, cette succession de souvenirs éclatés dépeignent avec justesse l'impression qu'a voulu rendre, je pense, J.C.Oates, celle d'une existence déstructurée par une descente aux enfers, vécue par une pitoyable victime dont les plus cruels exploitent les faiblesses jusqu'à l'extrême.
Alors, bien que la fin fleure le "happy end" à l'américaine, elle m'a aussi parue plutôt rassérénante après l'horreur qui la précède.
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