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lundi 31 août 2009

"J'aurais adoré être éthnologue..." - Margaux Motin

Elle est trop croquignolette par Sandrounette


Décidément j'ai des amis sympas! Ils m'offrent des livres pour mon anniversaire! Ne sachant jamais quel livre m'offrir sans faire de doublon (il faut dire que ma bibliothèque déborde...), j'ai reçu cet album de BD retraçant les meilleurs billets d'une illustratrice que je ne connaissais pas, Margaux Motin.

Au départ, j'avais un peu peur d'être confrontée à une dessinatrice au style très ressemblant à celui de Pénélope Bagieu que j'aime beaucoup. Et puis tout s'est envolé en lisant!

Margaux raconte sa vie de femme de tous les jours avec une pêche et une auto-dérision énormes! J'ai éclaté de rire à plusieurs reprises! Son vocabulaire, sa franchise et son coup de crayon valent le détour!

Le seul problème que je rencontre toujours avec ce genre d'œuvre, c'est qu'elles sont vraiment trop courtes! Heureusement, on peut aller sur son blog pour avoir des piqûres de rappel!!!

samedi 2 mai 2009

"Le Décalogue" Tomes I à IV - Frank Giroud

Série à plusieurs voix, par Livrovore



Frank Giroud orchestre cette série de dix tomes, chaque fois accompagné d'un dessinateur différent. Je me suis régalée des quatre premiers volets :

- "Le Manuscrit" (I) : Giroud / Béhé

- "La Fatwa" (II) : Giroud / De Vita

- "Le Météore" (III) : Giroud / Charles

- "Le Serment" (IV) : Giroud / TBC

Dans cette série ce ne sont pas les personnages ou le contexte qui reviennent dans chaque épisode, mais un livre mystérieux et envoûtant, "Nahik", ayant plutôt la réputation de porter malheur. Ce livre contiendrait les dernières volontés du prophète Mahomet, dont ses "Dix Commandements" qui auraient été gravés sur une omoplate de chameau. Cet ouvrage bouleverserait totalement les fondements de notre civilisation et ceux des différentes religions. Autant dire que l'exemplaire unique suscite la curiosité et devient dangereux pour qui le possède, car ceux qui souhaitent sa destruction sont aumoins aussi nombreux que ceux qui le convoitent. Chaque tome correspond à l'un des "commandements" qui figureraient sur l'omoplate de chameau, et le personnage à qui il arrive malheur n'a pas respecté ce commandement...

J'ai beaucoup aimé ces quatre épisodes, très différents puisque chaque fois les lieux et les personnages ne sont pas du tout les mêmes. Pourtant dans chacun Nahik a une influence et bouleverse la vie et les croyances des individus. On peut y trouver de l'Histoire puisque l'auteur prend en compte la réalité de faits et de fondements religieux. On y trouve aussi des sentiments, et même du suspense. Il n'y a que dans le Tome IV que j'aime un petit peu moins les dessins (surtout au niveau des couleurs, assez vives).

En tout cas Giroud a misé sur l'originalité avec "Le Décalogue", par le concept de série dont le fil conducteur est un livre, et par le fait de changer de dessinateur à chaque épisode.

samedi 7 février 2009

« From Hell » - Alan Moore et Eddie Campbell

Atmosphère, atmosphère... par Sandrine




Cette bande dessinée atypique est en fait, sous le couvert de l'histoire de l'Eventreur, une magnifique fresque du Londres de 1888.
L'auteur et le dessinateur se sont énormément documentés et nous livrent une BD qui reste gravée dans la mémoire.
On y trouve une des hypothèses sur celui que fut Jack l'Eventreur. Et on y trouve une ambiance, une atmosphère incroyable qui prend à la gorge. On se retrouve à Whitechappel, en enfer.

J'ai vraiment adoré!!!
J'ai eu l'impression de lire un livre plutôt qu'une BD tellement elle est dense!!
Le dessin très sombre et sans fioritures peut rebuter mais se prête parfaitement à l'ambiance "malsaine" de cette époque.
De plus, à la fin de l'histoire, il y a des notes des auteurs, avec leurs sources et leurs inspirations. Très intéressant! Et également, un petit topo dessiné des différentes théories de l'affaire "Jack l'Eventreur".

Ce n’est pas un coup de cœur malgré tout à cause d'un chapitre qui ne m'a plu que moyennement : beaucoup de blabla, je l'ai lu en diagonale. Mais à lire pour l’évocation de ce Londres et de cette affaire qui passionne encore…

Edition Delcourt
576 pages

mardi 14 octobre 2008

"De Cape & De Crocs" - Ayroles & Masbou

Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? par Sandrounette


Dans le port de Venise, Armand Raynal de Maupertuis et Don Lope de Villalobos y Sangrin, deux gentilshommes désargentés volent la carte au trésor des Iles Tangerines pour aller sauver un jeune homme soi-disant enlevé par des turcs dans une galère (Mais qu'allait-il donc faire dans cette galère? )

Cette BD est tout simplement géniale! En suivant l'aventure de nos deux compères (un renard et un loup gentilshommes et épées à la ceinture) on rencontre des personnages de Molière, des Esméralda, de multiples références littéraires et historiques. On sourit devant le caractère impétueux de nos deux héros, on se plait à repérer tous les indices faisant référence à telle ou telle œuvre. Car c’est tout le théâtre classique qui se trouve convoqué dans ces pages magnifiquement dessinées.

La série comporte IX actes à l'heure actuelle (1 acte correspondant à 1 tome) et je vais me précipiter pour acheter ceux qui me manquent! C'est une magnifique découverte.

Vous pouvez aller visiter le site (non-officiel) de la série qui est extrêmement bien fait !

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jeudi 2 octobre 2008

"Le serrurier volant" - Tonino Benacquista

De l'Humain avec un grand H, par Livrovore


Ce livre a été conçu dans le cadre des « Carnets littéraires » des éditions Estuaire : ce concept veut qu'un écrivain s'associe à un artiste contemporain pour créer un roman inédit illustré. C'est-à-dire que l'histoire est née des deux associés à la fois : le roman n'était pas préexistant aux dessins ni l'inverse, et il s'agit pourtant bien d'un roman et non d'une BD. J'ai découvert cela avec ce livre.

« Le serrurier volant » est donc un roman écrit par Tonino Benacquista et illustré par Tardi, né de la rencontre des deux. Et l'association est magique, l'image compte autant que les mots, les yeux se promènent entre le texte et les dessins sans trouble, bien au contraire.

Il s'agit de l'histoire de Marc, un gars ordinaire qui veut rester ordinaire, dans son petit train-train quotidien. Après un licenciement, il suit une formation et devient convoyeur de fonds. Sauf qu'un jour, une catastrophe va changer le cours de son existence : il subit une agression, et suite à cela il change totalement de vie, de métier, de maison, d'amis… et garde au fond de lui cette blessure.
Cette histoire courte (environ 144 pages, en format poche et avec les illustrations) m'a beaucoup touchée. Elle parle de la vie simple, mais dont le fil est fragile. Elle parle de l'après-traumatisme. Elle parle des gens, des rencontres, de l'Humain avec un grand H. Elle mêle l'émotion et l'humour, et laisse le lecteur refermer le livre, lu d'une traite évidemment, le sourire aux lèvres.

A la fin du livre sont présentés quelques croquis, et de courts témoignages des auteurs et de l'éditeur, sur la façon dont le roman a été pensé et conçu. Je vous en livre un extrait du témoignage de Benacquista pour vous mettre l'eau à la bouche : « Nous allions faire nôtre cette citation de Robert Mitchum : « On ne va pas se laisser emmerder par un fait réel pour raconter une bonne histoire. »

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samedi 9 août 2008

"XIII" - William Vance

Blake et Mortimer contre XIII, par Ananke

Allez hop, je me lance dans une lecture comparée de la série XIII et de Blake et Mortimer au Pôle, autrement dit « Les sarcophages du 6ème continent ». Je vous rassure tout de suite, je ne tiendrai pas la promesse universitaire de ma phrase d’intro. Je ne connais rien en littérature comparée et je me bornerai donc à indiquer les forces et les faiblesses de ces deux séries, de mon point de vue, me servant de l’une pour mettre en exergue les qualités et les défauts de l’autre.

Premier mauvais point pour la série XIII, constituée de 18 albums (mais qu’on peut se procurer en albums doubles, par exemple chez France Loisir) : la succession des épisodes ne figure nulle part. C'est-à-dire que dans l’hypothèse ou on vous en offrirait un, impossible de savoir où il se place dans la série, sauf à vous résoudre comme moi à taper la liste à partir d’éléments trouvés sur Google et à te me la coller dans chacun des albums. Vous me direz, si chacun des albums constitue un tout et peut se lire indépendamment, en s’en contreficherait, et je vous remercie de m’offrir cette transition facile parce que non. Les 18 épisodes se suivent, selon un scénario d’une complexité telle qu’il y a de bonne chance que vous ratiez une bonne moitié de l’histoire si vous n’en connaissez pas les tenants (pour les aboutissants, vous n’êtes pas sensés les connaître à la première lecture.)

C’est donc bien par son scénario complexe, ramifié, à la limite du tirage de cheveux que tient la série XIII. Disons qu’en gros tout ça se passe de nos jours, aux USA, et qu’il y est fortement question de l’assassinat d’un jeune président charismatique puis de son frère. Le personnage principal XIII, est impliqué jusqu’au cou dans cette conspiration, mais ne le sait pas puisqu’une blessure à la tête l’a rendu amnésique. Le ressort dramatique principal réside dans la quête de son passé, qui le rapprochera des douze autres personnages clé de cette conspiration, mais qui eux cherchent à l’éliminer. Un point faible de cette histoire réside dans le personnage principal lui-même, finalement pas très sympathique, voire un chouia agaçant dans son empressement à se jeter dans la gueule du loup. En revanche, on a là une très belle série de personnages secondaires féminins très réussis, qui ont manifestement boosté l’imagination du scénariste. Et pas que. Bref, cette histoire, particulièrment hirsute, est tout à fait palpitante.

Par comparaison, c’est bien par son scénario que pêche « Les sarcophages du 6ème continent ». Scénario pourtant moins compliqué, au contexte finalement moins contraignant puisqu’il fait appel ça et là a un zeste de science-fiction, mais qui ne tient pas. Blake et Mortimer se trouvent en butte avec la supposée réincarnation d’un empereur d’Inde, ayant grâce au KGB les moyens scientifiques d’expédier des avatars humains électriques pour saboter l’exposition universelle de 1958 à Bruxelle. On s’apercevra que l’empereur n’est autre que… Ah ben non, ça je ne peux pas vous le dire, et qu’il poursuit une vengeance personnelle contre Mortimer parce que… Zut, je ne peux pas vous le dire non plus. Bon, vous voyez ? Même résumé comme ça, c’est chiant.

Mais comme il ne vous aura pas échappé que dans « bande dessinée » il y a « dessinée », c’est bien sur le terrain du dessin qu’il me faut comparer maintenant les deux séries. Mauvais point pour XIII. Ici, le dessin a des prétentions réalistes et rendons cette justice à W. Vance en constatant que pour tout ce qui concerne les décors, c’est du bon boulot. Les ennuis commencent avec les personnages. Disons pour faire court que tous ceux qui ont plus de quarante ans sont caricaturaux, à une ou deux exceptions près, mais qu’on ne trouvera que chez les « gentils ». Plus embêtant : tous les personnages féminins dans la tranche 20-40 ont exactement le même visage, gentilles ou pas, y’a que la coiffure qui change (et la couleur de la peau pour « la » major Jones). Dans une moindre mesure, le même problème se pose pour les personnages masculins de la même tranche d’âge. Tout ça donne quand même l’impression de temps en temps qu’en gros, le dessinateur ne s’est pas trop foulé. Rien de tel dans les sarcophages. On sait que les personnages de Blake et Mortimer ne sont bien sûr plus dessiné par leur créateur. Tout ça sort maintenant du studio Jacobs sous le pinceau d’A. Juillard succédant à T. Benoit (qui succédait à E.P. Jacobs). On a tous dans l’œil ce dessin si particulier : le trait fort sans hachure, la couleur traitée en à plat, avec des teintes volontiers saturées qui, joint à la quasi absence d’ombre, fait entièrement reposer l’expressions des volumes sur la perspective et le trait. A l’arrivée, c’est magnifique. Tellement, que je me suis surpris à laisser tomber la lecture pour juste regarder les images, surtout celles pleines de beaux avions et de beaux bateaux.

Tout ça ne vous empêchera pas j’espère de lire l’une ou l’autre série. Mais puisque vous me demandez – mais si, mais si – des exemples de séries qui allient la réussite du dessin ET du scénario, disons les deux premiers albums de Cyann : La sOurce et la sOnde, Deux saisons sur ilO ou le début de la série Aquablue, et n’en parlons plus.

lundi 21 juillet 2008

"Le Sanctuaire du Gondwana" - André Julliard & Yves Sente

Oh, My God ! par Sandrounette


Ayant ramené une roche mystérieuse de son expédition du pôle sud, Philip Mortimer mène des recherches et trouve dans des anciennes coupures de journaux les mêmes signes, non loin du fleuve Ngorongoro. Il n’en faut pas plus à l’aventurier qui sommeille en lui pour partir sur les traces d’une civilisation antique, avec l’Afrique en toile de fond.

Je suis une novice de Blake et Mortimer. J’avais lu « La marque jaune », un des premiers tomes, dessinée et scénarisée par Egar P.Jacobs, créateur de la série. L’auteur n’a livré que 10 aventures du tandem Francis Blake et Philip Mortimer avant de disparaître. La série continue tout de même avec différents dessinateurs et scénaristes.
Le sanctuaire du Gondwana, en l’occurrence, a été réalisé par André Juillard et Yves Sente. Les afficionados de Blake et Mortimer sont déçus dans l’ensemble par la « copie » des dessins du maître Jacobs qu’a tenté plus ou moins consciemment André Juillard.

Pour ma part, je ne connais pas assez la série pour comparer les styles et la qualité du scénario. Je vais donc donner mon avis en ne prenant en compte que ce tome-là.
Le scénario fonctionne jusqu’à un certain point. Tout se passe bien pendant les 2/3 de la BD : on comprend bien les tenants et les aboutissants de la mission, on est emmené en Afrique avec nos scientifiques et l’approche de la découverte d’un fabuleux trésor tient tout le monde en haleine…Et puis…c’est le drame… Que vient faire cette science-fiction dans un Blake et Mortimer ? Certes il y a toujours eu des machines scientifiques biscornues apparemment mais pas à ce point… Pour ceux qui ont vu le dernier Indiana Jones, c’est du même ordre…
Je ne suis pas contre un peu de science-fiction à partir du moment où elle n’est pas en contradiction avec la cohérence de l’ouvrage. Pour moi, cet apport nuit réellement à ce que l’auteur et le dessinateur avaient construit au fil des pages. Et au final, on ne retient que l’absurdité au détriment de l’histoire…

Dommage…

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lundi 30 juin 2008

"Ma vie est tout à fait fascinante" - Pénélope Bagieu

Quand la blogosphère s’invite en librairie, Par Sandrounette

Un nouveau phénomène déferle dans toutes les librairies : les blogs mis en BD. A l’instar de Fabrice Tarrin et de son youki, de Martin Vidberg et de ses patates, voici celui de Pénélope Bagieu alias Pénélope Jolicoeur.

Grâce à ses dessins, Pénélope nous raconte son quotidien de jeune illustratrice : elle a 26 ans, un brin râleuse, bavarde, elle habite à Paris dans un minuscule appartement sous les toits.

Heureusement pour elle, il reste les copines langues de vipère, les soldes, les séries télé et le chéri… Comment ne pas se laisser embarquer par cette fraîcheur de ton et cette touche humoristique décalée ? Etant une mise en page de billets quotidiens sur un blog, les dessins ne sont pas parfaits et donnent ce côté impulsif qui détonne.

Il est extrêmement difficile de faire une critique BD, encore plus que toutes les autres. La subjectivité est alors indéniable. Est-ce parce qu’elle a des préoccupations assez proches des miennes (un an d’écart…) que j’ai tant apprécié ce petit livre ? Ou parce que je suis une fille tout simplement… Il faudrait des avis masculins pour étayer mon propos ou le démolir.

En tout cas, une chose est sûre : on en redemande ! La seule petite touche négative serait le prix de ce minuscule album (15€ tout de même pour une demi-heure de lecture, ça fait cher à la minute !).

Alors, faites comme moi, demandez à votre bibliothécaire de le commander, et si, vraiment vous hésitez encore, allez faire un petit tour sur son blog, qui constitue son meilleur argument !

Prix humour du festival BD de Lyon 2008

vendredi 20 juin 2008

"Calvin et Hobbes" - Bill Watterson

Réforme et matérialisme, par Ananke

Calvin et Hobbes, de Bill Watterson, fait partie de ces bandes dessinées publiées au départ dans des journaux, puis réunies ensuite en album. On est donc bien là dans la lignée des Peanuts de Charles Schulz, ou de Mafalda de Quino.

Calvin est un très très imaginatif gamin de six ans et Hobbes, son tigre, n’est en peluche que pour les autres. Calvin évolue dans un environnement pour partie réaliste, où l’on trouvera ses parents – souvent au bord de la crise de nerf – sa petite voisine, son institutrice, sa baby-sitter, mais on le verra surtout avec Hobbes dans les innombrables situations que son imagination débordante suscite et que Bill Watterson a l’immense talent de nous présenter comme réelles.

Ainsi, quand Calvin transforme un carton d’emballage en transmogriffeur, ça fonctionne pour lui vraiment, de même qu’il y a vraiment des monstres sous son lit le soir et que son vélo cherche vraiment à le tuer.
Parfois, pour tromper son ennui en classe, ou pour tenter de résoudre une situation problématique, Calvin se met dans la peau de Spiff, l’astronaute. Ses proches prenant alors pour lui les apparences d’aliens malveillants. Ou grâce à un déguisement, Calvin se transforme en Hyperman, un mini super héro très opportunément doté de pouvoirs étendus. La préhistoire offre aussi à Calvin de nombreuses évasions et d’aussi nombreuses opportunités d’être un tyrannosaure ou un ptérodactyle. Mais une bonne partie des petits épisodes – ils tiennent sur une seule page – repose sur le fait qu’Hobbes est un « vrai » tigre (à la nuance près qu’il marche debout et qu’il parle) et que Calvin affronte comme il peut, avec son tigre, le quotidien d’un enfant de son âge, fait de jeu, de questions sur le monde, d’immenses espérances et de petites frustrations.

La série est très attachante, du fait de la sympathie qu’inspire ses personnage, et tout particulièrement ses deux héros bien sûr, mais c’est de plus une série gentiment écolo, extrêmement bien dessinée sous ses dehors de simplicité (essayez de faire tenir un tyrannosaure dévastant un super marché dans une vignette de 5 sur 7 cm), tendre, et drôle. L’ensemble compose une série de 24 album, que vous préfèrerez acheter séparément plutôt qu’en intégrale chez « Hors collection ». Je trouve que leur impression ramollit terriblement le dessin.