Je pense donc je suis faillible par Anne

Là, les attend un autre événement choquant. Pendant qu'il était en train de jouer les héros en sauvant une femme, la compagne de Pietro, Lara, est décédée d'une morte brutale. Pietro reste seul avec sa fille de 10 ans. Il ne sent rien, aucun chagrin. Chez sa fille non plus il ne sent aucun changement. Le temps passe, les vacances sont finies, l'école et le travail vont recommencer et toujours rien, il ne sent rien et il se demande quand commencera le deuil.
Quand il emmène sa fille à l'école le jour de la rentrée il décide de rester là, devant l'école. La deuxième journée aussi. Il se sent bien là, il n'a pas envie d'aller au bureau, il peut bien travailler dans sa voiture. Les amis, les collègues le comprennent ; c'est normal, il lui est arrivé un grand malheur, il lui faut donner le temps. Pendant qu'il est là devant l'école de sa fille à regarder se dérouler le calme chaos de la vie quotidienne, ses collègues qui souffrent à cause de la fusion à venir, ses amis, ses connaissances, son frère, des inconnus, tous viennent le voir et tous vont lui raconter leurs problèmes comme s'il était un psychologue en consultation. Ainsi le temps passe et toujours il ne souffre pas de la mort de Lara. Après tant de semaines d'auto-réflexion il commence à se comprendre et à comprendre les gens autour de lui... du moins c'est ce qu'il croit. Jusqu'au jour où toutes ces nouvelles notions ne paraissent plus si évidentes que ça et c'est à ce moment là, qu'il comprend qu'on ne peut jamais être sûr de ce que pensent les autres.
En tout cas, cela fait envie !
RépondreSupprimerThis was a lovely blog poost
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