Ingannmic fan d'O'Nan.

Bien, revenons-en à ce cher Larry… qui, s’il n’a pas rapporté du Vietnam des poussées suicidaires ou des tendances alcooliques, est affligé d’une culpabilité latente, qui lui colle à la peau, parce qu’il n’a pas été capable de ramener tous ses compagnons sains et saufs, alors qu’il s’agissait, puisqu’il était infirmier, de son devoir. Il vit en permanence avec leur souvenir, qu’il entretient même avec une certaine nostalgie. Il s’impose l’obligation d’être reconnaissant à la vie, par respect envers ceux qui l’ont perdue, mais ce n’est pas si facile : si le Vietnam paraissait être l’enfer, l’existence qu’il mène à son retour aux Etats-Unis n’est pas vraiment le paradis... un fils handicapé, des problèmes de couple, des relations tendues avec les membres de sa famille, et pour couronner le tout, un mystérieux inconnu, rescapé du Vietnam lui aussi, l’entraîne sur un menaçant jeu de piste.
Qu’il décrive le quotidien macabre et interminable des soldats en pleine jungle, ou la difficulté à composer avec les aléas d’une vie plus « banale », Stewart O’Nan sait toucher juste : « Le nom des morts » est un livre très fort.

Lire l’avis (aussi enthousiaste) de Zaph.
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