Vidange annuelle, par Ingannmic
Choisir, pour son roman, un enfant comme narrateur, n’est pas un pari facile : comment trouver la juste mesure pour que le récit soit crédible tout en restant intéressant ? C’est d’ailleurs le reproche que je ferai au « Pays sans adultes » : Slimane est certes très attachant, mais ses propos m’ont souvent paru en inadéquation avec la maturité d’un enfant de 11 ans. Ceci dit, j’ai apprécié cette lecture, que j’ai trouvée particulièrement émouvante, (et grâce à laquelle j’ai pu faire la vidange annuelle de mes canaux lacrymaux). En dépit de l’aspect sordide et douloureux de cette histoire, l’auteur y instille une poésie et une candeur très touchantes, et un humour attendrissant, même si, effectivement, il ne paraît pas toujours enfantin.
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