
Et puis la tragédie se trame. On met du temps, du moins, moi, lente peut-être, j’ai mis un peu de temps à la voir se nouer. C’est brusquement qu’elle m’est apparue, quand il n’y avait plus rien à faire. Malgré le titre j’ai mis aussi du temps à me souvenir de « Casino », avec De Niro et Joe Pesci. Vous vous rappelez ? Des hors la loi, des pervers, des psychopathes . Difficile à dire pour des personnages de fiction mais je ne suis pas loin c’est certain. Ce film m’avait horrifiée, je m’en suis voulue de l’avoir regardé. Surtout Joe Pesci, bon sang, souvent si drôle dans les films. Quels points communs entre De Niro’s Game et « Casino » ? L’embarquée des personnages dans un drame sanglant certainement. Mais De Niro’s Game n’est pas un film. Et il n’y a rien à voir entre la violence en image, à mon avis complaisamment filmée et celle écrite sans effet par Hawi .Ce ne sont pas des images, qui capturent, ce sont des mots et on sent qu’il n’y a pas de la part de l’auteur de recherche d’accrocher (de racoler, je suis très sensible et très réfractaire à ces racolages ) le lecteur de ce côté là. Ces mots disent la part de peur, de souffrance, d’inéluctable mais aussi de jouissance mortifère que la violence entraîne. Les fils vont avoir à payer, quelque soit la droiture de leurs choix ils ne peuvent que se retrouver à devoir rendre compte pour eux-mêmes mais aussi devant les autres de cette violence. Très vite on se demande : est-ce qu’ils vont s’en sortir ? Et comment ?
Parce qu’ils sont attachants, on voudrait les tirer de là mais ce pas certain qu’ils se laisseraient faire.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire