mardi 15 décembre 2009

"De chair et de cendres" - Ehud Havazelet

Oubliable, par Ingannmic.


"De chair et de cendres" est un roman sur des êtres égarés, des individus qui à un moment de leur vie ont connu un drame ou subi un manque qui les ont laissés à jamais infirmes -au sens affectif du terme-, incapables de communiquer avec autrui, de maîtriser leur colère, ou encore de trouver tout simplement un sens à leur existence.
Il y a Sol, le père juif, originaire de Russie, qui a connu l'enfer des camps, où il a perdu toute sa famille.
Il y a son fils Nathan, médecin, qui entretient des relations parfois perverses avec les femmes, et qui a coupé tout lien avec Daniel, ce frère qu'il a pourtant tant admiré.
C'est justement suite au décès de Daniel dans des circonstances obscures que Sol et Nathan ont fait le voyage à San Francisco.

Le récit progresse par bribes, alternant les souvenirs des divers protagonistes, insistant sur les regrets des uns, les rancoeurs des autres, tous affichant comme point commun un immense mal-être.
En tant que seul survivant de sa famille, Sol parvient difficilement à s'autoriser un quelconque bonheur. Taciturne, dur avec ses enfants, il est comme un étranger qui n'aurait pas appris le langage de l'affectif, du relationnel. Les souvenirs de son enfance, qui le hantent, mais qu'il n'a jamais voulu évoquer devant ses fils, creusent entre ces derniers et leur père une incompréhension mutuelle devenue insurmontable. L'auteur pose ainsi la question d'une certaine forme d'héritage que peut transmettre un rescapé de la Shoah. Il ne s'agit pas ici de la transmission d'un témoignage, mais de celle, moins tangible, de la conséquence des déréglements psychiques et sentimentaux qui affectent, pour toujours, l'individu. Sol a légué à ses fils, de façon inconsciente, par son mutisme et sa froideur, un malaise profond et indéfini, d'autant plus difficile à combattre qu'ils ne peuvent en identifier l'origine.

En dépit de la problématique posée, qui peut effectivement sembler intéressante, j'ai refermé ce livre avec le sentiment que je n'en conserverai pas un souvenir inoubliable... Ehud Havazelet y évoque des destins fort, mais le problème, c'est qu'il ne fait que les évoquer, justement, lançant des pistes qu'il n'explore jamais vraiment à fond. Cela tient sans doute au fait qu'il passe rapidement d'un personnage et d'un fragment de souvenir à l'autre, pour finalement ne s'attarder sur aucun, ce qui laisse au lecteur l'impression d'avoir croisé ses héros sans avoir jamais fait leur connaissance.

2 commentaires:

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